Dans sa lettre pastorale datée du 1er octobre 2018, notre évêque Stanislas Lalanne nous recommande les orientations à suivre en vue de l’accomplissement de la promesse du Père.




Chaque dimanche de l'Avent nous proposons de méditer à partir d'un passage.





La lettre du 1er octobre 2018 de Mgr Lalanne           Lire ici >>
La mission, c’est notre vocation

Premier dimanche de l’Avent, 2 décembre 2018          Lire ici >>
La mission, c’est notre vocation :
relier la vie de la paroisse à la vie et à la mission de l’ensemble de notre Eglise, reliée elle-même à notre Monde 

Deuxième dimanche de l’Avent, 9 décembre 2018          Lire ici >>
La mission, c’est notre vocation :
faire de la famille, un lieu
de prière et d’échange œuvrant pour la vie en plénitude

Troisième dimanche de l’Avent, 16 décembre 2018           Lire ici >>
La mission, c’est notre vocation :
tous à l’écoute des uns et des autres, pour une Église en sortie

Quatrième dimanche de l’Avent, 23 décembre 2018           Lire ici >>
La mission, c’est notre vocation :
veiller sur par le déploiement des petites fraternités missionnaires







Premier dimanche de l’Avent, 2 décembre 2018



La mission, c’est notre vocation :
relier la vie de la paroisse à la vie et à la mission de l’ensemble de notre Eglise, reliée elle-même à notre Monde 

L’Église se fait conversation

Nous devons permettre un autre regard sur l’Église, encore trop souvent perçue comme une Église enseignante alors qu’elle doit sans cesse se faire conversation avec le Monde.

Dans sa première lettre envoyée à tous les Évêques, le Pape Paul VI insistait déjà sur la nécessité pour l’Église « d’entrer en dialogue avec le monde dans lequel elle vit. » Autrement dit, il s’agit pour l’Église d’approcher les hommes et de leur communiquer l’annonce du salut. l’Église approche ce monde par la tactique du dialogue, condition nécessaire à convertir les hommes de ce monde, dans un discours sans cesse adapté aux interlocuteurs et aux différentes époques. Pour le pape Paul VI, le dialogue est un art qui se caractérise alors par sa clarté, sa douceur, la confiance dans les mots choisis et la prudence pédagogique.

Il précise que l’être-dans-le-monde des disciples est voulu par le Christ lui-même car il fonde et rend possible la réalisation du plan de salut divin pour le cosmos, pour le monde : la mission de l’Église n’est possible que dans et à l’intérieur du monde.

L’Eglise est source jaillissante qui offre l’Eau de la Vie et dont chaque membre devrait avoir à cœur de l’offrir au monde par son témoignage, par le récit simple de sa foi lorsque les circonstances le permettent, par la volonté de rendre le Christ visible et palpable dans chaque dimension de sa vie quotidienne.

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Deuxième dimanche de l’Avent, 9 décembre 2018



La mission, c’est notre vocation :
faire de la famille, un lieu de prière et d’échange œuvrant pour la vie en plénitude

La famille demeure un lieu de la mission

La famille est un lieu de joie, d’apprentissage de la vie sociale, de construction de la personnalité et d’expérience de l’amour. Il n’est pas rare que les membres d’une même famille se stimulent et s’entraînent mutuellement sur le chemin de la foi.

Il n’existe pas un modèle unique de la famille, chacun en fait l’expérience dans sa propre histoire.

La famille peut être aussi un lieu de tensions, de blessures, d’incompréhensions. La famille est un lieu où doit retentir d’une façon particulière la bonne nouvelle du Salut lorsque se vivent de telles situations. Quand la famille connait l’échec, la division, la déception, elle nous fait entrevoir l’espérance d’une traversée de l’épreuve car dans sa Pâque, le Christ a surmonté toutes les morts.

C’est pourquoi, la famille reste au cœur de nos préoccupations pastorales car elle est à la fois un vecteur de l’Évangile et une réalité à évangéliser.

Le pape François, s’adressant aux familles en Irlande, le 25 août dernier, rappelle combien « le premier et le plus important lieu pour transmettre la foi est la maison », insistant sur l’exemple « paisible et quotidien des parents qui aiment le Seigneur et font confiance en sa parole ».

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Troisième dimanche de l’Avent, 16 décembre 2018



La mission, c’est notre vocation :
tous à l’écoute des uns et des autres, pour une Église en sortie

C’est l’Esprit Saint qui est le guide de toute activité missionnaire. Toute la difficulté réside dans le discernement : comment entendre les appels au secours et être certain que c’est l’Esprit Saint qui nous les fait entendre ? Ce discernement doit se vivre dans la synodalité, au sens où le pape François en parle, à savoir : « À l’écoute les uns des autres ; tous à l’écoute de l’Esprit Saint. »

Mue par le souffle de l’Esprit, notre communauté paroissiale doit vivre les deux mouvements de la respiration : inspiration et expiration, rassemblement dans une communion fraternelle et dispersion en vue de la mission.

À l’appel du Pape François pour une « Église en sortie comme un hôpital en campagne après la bataille », nous sommes invités à mettre en œuvre les moyens pour aller porter l’Évangile à l’extérieur des limites de notre communauté. Qu’à l’image des apôtres, nous assumions le risque de nous laisser accueillir par ceux vers qui le souffle de l’Esprit nous envoie plutôt que de nous contenter de croire qu’il suffit d’être accueillant.

Dans les lieux où se vivent les plus grandes précarités, pleins de fragilités et de souffrances, peut-être plus qu’ailleurs, la Bonne Nouvelle du Christ vivant à jamais pour nous peut être donné à vivre, à partager, à proclamer. L’Evangile n’est pas vraiment digne de foi s’il n’ouvre aucune espérance là où il y en a le plus besoin.

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Quatrième dimanche de l’Avent, 23 décembre 2018



La mission, c’est notre vocation :
veiller sur par le déploiement des petites fraternités missionnaires

Nous devons sans cesse rendre l’Église présente à l’extérieur des églises, proche de ceux qui souffrent, pour panser les blessures et réduire les fractures. C’est la raison pour laquelle de nouvelles formes de vie missionnaire peuvent voir le jour par la création et l’expérimentation de petites fraternités missionnaires, avec une double attention de veille et d’annonce de l’Évangile.

Sur un territoire géographique, les membres de la fraternité missionnaire se rendent attentifs à la vie locale et cherchent à mettre en œuvre des actions de proximité et à établir des liens de fraternité dans un climat de confiance. Ils auront soin de le faire dans un esprit de service empreint d’humilité et de respect pour les personnes.

Pour cela, chacun se met à l’école du Christ Serviteur en partageant la Parole de Dieu et en union de prière. Nos petites fraternités missionnaires reposent sur le fait de rester attentifs à l’accueil des nouveaux arrivants, d’être présents au moment des évènements heureux ou douloureux. Ensemble, nous portons la Bonne Nouvelle dans une atmosphère conviviale.

Par ailleurs, la formation théorique et pratique que proposera l’école de la mission pourra être suivie par tout chrétien, baptisé et confirmé, qui le désire. Elle pourra donc être suivie sur une durée variable qui s’adaptera à la disponibilité de chacun. Cette école, qui devrait démarrer en septembre 2019, sera tout à la fois un itinéraire de formation, un lieu de ressourcement et de soutien, mais surtout un ferment permanent aidant les paroisses.

Enfin, ne craignons pas d’échouer dans nos initiatives missionnaires. L’échec peut devenir une occasion nouvelle de la Révélation divine à la condition de garder dans notre cœur la promesse du Seigneur et d’avancer avec audace.

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